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title: "Le modèle économique de Flying Blue expliqué (2026)"
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updated_at: "2026-10-08T15:00:28.48211+00:00"
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# Le modèle économique de Flying Blue : comment le programme gagne près d’un milliard

Dernière mise à jour : 8 octobre 2026 - 20 min de lecture - Basé sur les [rapports annuels d’Air France-KLM](<https://www.airfranceklm.com/en/finance/financial-results>) et plus de 10 sources indépendantes

![Remco de Graaf](/authors/remco-de-graaf.webp)

Par [Remco de Graaf](<https://skystatus.pro/about/fr>) Fondateur de SkyStatus, membre de Flying Blue depuis 2005, aujourd’hui Ultimate. Également Managing Director et copropriétaire de Reshift Digital. Fondateur de Zoom.nl (120 000 utilisateurs) et de Zoom Academy (80 000 participants à ses formations payantes). Il a effectué au moins 15 voyages pour cumuler des XP (mileage runs) et visité au moins 60 pays.

Vous accumulez des Miles, mais d’où vient vraiment l’argent derrière Flying Blue ? La question n’a rien d’académique. La façon dont le programme gagne sa vie détermine la valeur de chaque Mile que vous détenez, le coût de vos billets primes et les règles qui changent sous vos pieds. Ce guide ouvre les comptes d’Air France-KLM et suit l’argent, pour que vous compreniez les décisions du programme avant qu’elles ne touchent votre solde.

## Qu’est-ce que le modèle économique de Flying Blue ?

Flying Blue n’est pas simplement un [programme de fidélité](<https://skystatus.pro/guide/fr/guide-debutant-flying-blue>) aérien. C’est un **centre de profit autonome** au sein d’Air France-KLM qui a généré 886 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 avec une marge opérationnelle de 24,6 %. Le programme tire la majorité de ses revenus de la vente de Miles à des partenaires externes comme les sociétés de cartes de crédit, les hôtels et les détaillants en ligne. Comprendre ce modèle économique explique pourquoi les Miles changent de valeur, pourquoi la tarification dynamique existe et quels changements vous pouvez attendre en tant que membre.

## Chiffres clés (exercice 2025)

Chiffre d’affaires total

886 millions d’euros

+75 millions d’euros par rapport à 2024

Marge opérationnelle

24,6 %

218 millions d’euros de résultat opérationnel

Membres dans le monde

30+ millions

~40 compagnies partenaires, 100+ autres

Revenus hors aviation

67 %

595 millions d’euros issus des partenaires externes

## Flying Blue en chiffres : 886 millions d’euros

La plupart des membres Flying Blue considèrent le programme comme un outil marketing : un moyen de fidéliser les clients d’Air France et de KLM. C’est vrai, mais ce n’est pas toute l’histoire. Flying Blue est une **véritable entreprise** qui génère près d’un milliard d’euros par an et conserve près d’un quart de ce montant en bénéfice.

Le 19 février 2026, Air France-KLM a publié ses [résultats annuels pour 2025](<https://www.airfranceklm.com/en/finance/financial-results>). Voici les chiffres clés de Flying Blue :

| Indicateur | Exercice 2025 | Variation |
| --- | --- | --- |
| **Chiffre d’affaires total** | **886 millions d’euros** | +75 millions d’euros (+9 %) |
| Résultat opérationnel | 218 millions d’euros | +18 millions d’euros |
| Marge opérationnelle | 24,6 % | \-0,1 point de pourcentage |
| Revenus tiers | 595 millions d’euros | +59 millions d’euros (+10 %) |
| CA T4 2025 | 241 millions d’euros | +34 millions d’euros |
| Marge T4 2025 | 24,1 % | +2,8 points de pourcentage |

Source : communiqué de presse Air France-KLM FY2025, 19 février 2026.

Pour mettre ces chiffres en perspective : Air France-KLM a généré un chiffre d’affaires total du groupe de 33 milliards d’euros en 2025. Les 886 millions d’euros de Flying Blue représentent environ **2,7 % du chiffre d’affaires du groupe**, mais avec une marge opérationnelle de 24,6 %, c’est l’une des parties les plus rentables de l’ensemble de l’entreprise. À titre de comparaison : la marge opérationnelle globale du groupe était de 6,1 %.

**Contexte :** lors de l’Investor Day de décembre 2023, Air France-KLM avait présenté un objectif de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires Flying Blue d’ici 2028. Deux ans plus tard, le programme a déjà atteint 886 millions d’euros, soit près de 50 % au-dessus de l’objectif. La croissance du programme de fidélité dépasse les propres prévisions de la direction.

![Modèle économique Flying Blue : 886 M€ de CA en 2025, 67 % (595 M€) venant des partenaires externes (Amex, hôtels, commerce) et 33 % (~291 M€) d’Air France-KLM, avec plus de 30 millions de membres](/guide/images/business-model-revenue-flow-fr.svg?v=cbd4ff92aa47fd30)

Le modèle économique de Flying Blue : le programme a généré 886 millions d’euros en 2025, dont 67 % provenant de partenaires externes.

## Comment Flying Blue gagne de l’argent

Le modèle économique de Flying Blue repose sur un principe simple : **les Miles sont une monnaie que Flying Blue crée et vend**. Chaque fois que vous gagnez des Miles, quelqu’un les a payés. La question est : qui ?

### Source de revenus 1 : vente de Miles aux partenaires externes (67 %)

Le [guide Revolut RevPoints](<https://skystatus.pro/guide/fr/revolut-revpoints-flying-blue>) présente l’un de ces parcours de conversion du point de vue du membre.

La plus grande part du chiffre d’affaires provient de **parties externes qui achètent des Miles à Flying Blue**. Ces partenaires achètent des Miles en gros et les redistribuent à leurs clients en guise de récompenses. Exemples :

-   **Sociétés de cartes de crédit** - American Express achète des millions de Miles à Flying Blue et les distribue aux titulaires de cartes qui dépensent avec leur carte co-brandée Flying Blue. Pour chaque euro dépensé, Amex verse un petit montant à Flying Blue.
-   **Hôtels et location de voitures** - Accor, Hertz et d’autres partenaires achètent des Miles pour récompenser les clients de leurs réservations.
-   **Commerce en ligne** - via le portail d’achats Flying Blue, vous gagnez des Miles chez divers détaillants. Les commerçants paient Flying Blue par Mile émis.
-   **Compagnies aériennes partenaires** - lorsque vous volez avec un [partenaire SkyTeam](<https://skystatus.pro/guide/fr/compagnies-partenaires-flying-blue>) comme Delta ou SAS et gagnez des Miles Flying Blue, cette compagnie partenaire paie Flying Blue pour les Miles émis.

En 2025, ce **chiffre d’affaires tiers s’est élevé à 595 millions d’euros**, soit 67 % du chiffre d’affaires total de Flying Blue. L’année précédente, la composante hors aviation avait progressé de 22 %.

### Source de revenus 2 : compensation des Miles par Air France et KLM (33 %)

Les 33 % restants (environ 291 millions d’euros) proviennent des compagnies aériennes mères elles-mêmes. Lorsque vous gagnez des Miles en volant sur Air France ou KLM, ces compagnies compensent Flying Blue en interne pour l’émission de ces Miles. C’est un transfert comptable qui couvre le coût des échanges futurs.

### Le côté échanges : le coût des Miles échangés

Face aux revenus se trouvent les coûts. Chaque fois qu’un membre échange des Miles contre un siège d’avion, Flying Blue supporte le coût de ce siège. Pour un billet prime en Economy, c’est le coût marginal d’un passager supplémentaire. Pour un siège en Business sur une route très demandée, cela peut être conséquent.

La différence entre ce que Flying Blue reçoit de la vente de Miles et ce qu’il dépense pour les échanges constitue le **bénéfice brut**. Avec une marge opérationnelle de 24,6 %, Flying Blue conserve près d’un quart de chaque euro gagné.

Répartition du chiffre d’affaires Flying Blue (2026)

67 % externe

33 % aviation

**595 M€** - partenaires externes (cartes de crédit, hôtels, commerce, compagnies partenaires)

**~291 M€** - Air France et KLM (pour les Miles gagnés en volant)

![Miles by source de SkyStatus sur toute la période : cartes 1 308 739 Miles (58 %), vols 171 895 Miles (8 %), total 2 270 666 Miles](/guide/images/business-model-miles-by-source-202610.webp?v=7dbed94a174784c0)

Tous les Miles que j’ai gagnés, par source : les cartes seules en ont apporté 58 %, les vols seulement 8 %. Plus de neuf Miles sur dix sont venus d’en dehors de l’avion.

## D’un programme aérien à une usine à Miles

L’aspect le plus frappant des chiffres de Flying Blue est le **glissement des revenus aériens vers les revenus hors aviation**. Flying Blue a été créé en 2005 en tant que programme de fidélité pour les passagers aériens. Vingt ans plus tard, les deux tiers du chiffre d’affaires proviennent de l’extérieur de la cabine.

2005

Flying Blue naît de la fusion du Fréquence Plus d’Air France et du Flying Dutchman de KLM. Le programme vise principalement les voyageurs fréquents.

2019

Selon la présentation de l’Investor Day 2023, les ventes de Miles en 2019 se répartissaient à 58 % pour l’aviation et 42 % hors aviation. La majorité provenait encore du comportement de vol.

2023

Le point de bascule : la répartition passe à environ 49/51. Les partenaires hors aviation achètent plus de Miles que les compagnies aériennes n’en génèrent pour la première fois. Apollo investit 1,5 milliard d’euros.

2025

Les partenaires externes représentent 67 % du chiffre d’affaires (595 millions d’euros). Flying Blue est devenu une véritable entreprise de données et de partenariats.

Ce glissement n’est pas propre à Flying Blue. Tous les grands programmes de fidélité effectuent la même transition. Chez les grandes compagnies américaines (Delta, United, American), jusqu’à 70 % des revenus de fidélité proviennent de sources hors aviation, principalement des cartes de crédit co-brandées.

### Pourquoi c’est important pour vous

Le glissement vers les revenus hors aviation a trois conséquences directes pour les membres :

1.  **Plus de Miles en circulation** - plus de Miles vendus aux partenaires signifie plus de Miles en circulation totale. Cela met la pression sur la [valeur par Mile](<https://skystatus.pro/guide/fr/valeur-miles-flying-blue>).
2.  **La tarification dynamique comme mécanisme de contrôle** - Flying Blue utilise une tarification variable des billets primes pour réguler le flux des échanges. Sans tarification dynamique, les routes populaires seraient réservées immédiatement.
3.  **Les Miles de carte de crédit deviennent de plus en plus importants** - si les deux tiers des Miles sont gagnés en dehors de l’avion, une bonne carte de crédit co-brandée a au moins autant de valeur que de voler fréquemment.

![Registre des Miles de SkyStatus pour septembre 2026 : 28 487 Miles en entrée, dont Amex Platinum +16 876 et +6 326, et trois vols KLM](/guide/images/miles-ledger-september-202610.webp?v=9bd10088487d0b71)

Un mois de mon registre des Miles, septembre 2026 : deux lignes Amex ont ajouté 23 202 Miles, plus de quatre fois les 5 285 Miles de trois vols KLM.

## L’accord Apollo : Flying Blue en tant qu’entreprise autonome

En novembre 2023, Air France-KLM a annoncé un [accord remarquable](<https://www.airfranceklm.com/en/newsroom/air-france-klm-and-apollo-global-management-announce-upsizing-and-completion-quasi-equity>) avec Apollo Global Management, l’une des plus grandes sociétés de capital-investissement au monde. Apollo a investi **1,5 milliard d’euros** dans une entité opérationnelle spécialement créée autour de Flying Blue.

### Comment fonctionne l’accord

Air France-KLM a créé une société distincte (« filiale opérationnelle dédiée ») qui détient trois actifs essentiels :

1.  **La marque Flying Blue** - le nom de marque et tous les droits de propriété intellectuelle.
2.  **Les contrats avec les partenaires commerciaux** - tous les accords avec les sociétés de cartes de crédit, hôtels, loueurs de voitures et autres partenaires qui achètent des Miles.
3.  **Le droit exclusif d’émettre des Miles** - seule cette entité peut créer et vendre des Miles Flying Blue.

Apollo a acheté des **obligations perpétuelles** (obligations sans date d’échéance) émises par cette entité, avec un coupon fixe de 6,4 % par an pendant les quatre premières années. Selon les normes comptables IFRS, ce financement est traité comme des capitaux propres, et non comme de la dette. Cela renforce le bilan d’Air France-KLM sans augmenter son endettement.

### Ce qui change (et ne change pas) pour les membres

La réponse courte : rien. Air France-KLM continue d’exploiter pleinement Flying Blue. Air France et KLM conservent le contrôle total de la base de données clients. Vos Miles, votre statut et vos avantages ne sont pas affectés par l’accord.

Mais l’accord confirme quelque chose de fondamental : **Flying Blue a suffisamment de valeur pour fonctionner comme un actif autonome**. Apollo n’investit pas 1,5 milliard d’euros dans un département marketing. Ils investissent dans une entreprise avec des flux de trésorerie prévisibles et croissants.

**Pourquoi c’est important :** l’accord Apollo crée des obligations. Le coupon de 6,4 % sur 1,5 milliard d’euros représente environ 96 millions d’euros par an en intérêts. Cet argent doit provenir de quelque part, à savoir de la croissance de Flying Blue. Cela explique en partie pourquoi le programme continue de rechercher davantage de partenariats et des ventes de Miles plus élevées.

## Europe vs États-Unis : pourquoi Flying Blue fonctionne différemment

Flying Blue est l’un des plus grands programmes de fidélité en Europe, mais comparé aux programmes américains, le tableau est bien différent. La différence ne tient pas à la qualité du programme, mais à la structure du marché qui le sous-tend.

| Indicateur | Flying Blue | Delta Skymiles | Top 5 US (total) |
| --- | --- | --- | --- |
| Revenus fidélité (2024/2025) | **886 M€** | ~6,3 Mds € | 26+ Mds € |
| Membres | 30+ millions | ~110 millions | 300+ millions |
| Revenu par membre (indicatif) | ~30 EUR | ~57 € | variable |
| Commission d’interchange max. | **0,3 %** (droit UE) | 1 à 3 % | 1 à 3 % |
| Part des revenus hors aviation | 67 % | ~70 % | ~70 % |

Sources : Air France-KLM FY2025, [rapport IdeaWorksCompany 2024](<https://ideaworkscompany.com/wp-content/uploads/2024/04/Airline-Loyalty-and-Co-Branding.pdf>). Top 5 US = Alaska, American, Delta, Southwest, United. Le chiffre de 26 milliards d’euros correspond au total 2024, converti au taux de change moyen de 2024. La comparaison est indicative en raison de normes de reporting différentes.

### L’écart d’interchange

La plus grande différence se résume à un chiffre apparemment petit : la **commission d’interchange**. C’est le pourcentage qu’un commerçant paie à la banque du titulaire de la carte sur chaque transaction par carte de crédit. Aux États-Unis, ce taux est de 1 à 3 %. Dans l’Union européenne, il est plafonné à 0,3 % (fixé par la réglementation européenne).

Pourquoi est-ce important ? Parce que les sociétés de cartes de crédit utilisent une partie de cette commission d’interchange pour acheter des Miles au programme de fidélité. Aux États-Unis, une banque peut payer dix fois plus par transaction au programme qu’en Europe. Cela explique pourquoi Delta Skymiles à elle seule génère plus de revenus que Flying Blue, Air miles, Miles & More et tous les autres programmes européens réunis.

Ce n’est pas que Flying Blue soit un moins bon programme. C’est que le marché européen a des **dynamiques économiques structurellement différentes**. Cela a des conséquences directes :

-   Les programmes de fidélité européens dépendent davantage du comportement de vol et moins des cartes de crédit que les programmes américains.
-   Les marges par Mile vendu sont plus faibles en Europe, ce qui met davantage de pression sur la gestion des coûts lors des échanges.
-   Flying Blue compense en investissant plus agressivement dans les partenariats hors aviation au-delà du marché des cartes de crédit.

**En perspective :** malgré les limitations structurelles du marché européen, la part des revenus hors aviation de Flying Blue (67 %) est pratiquement égale à celle des géants américains (~70 %). Flying Blue obtient des résultats relatifs comparables à partir d’un écosystème beaucoup plus petit. C’est un exploit.

### Mesuré : la part des Miles gagnés que les membres dépensent

Mesuré sur les relevés des membres SkyStatus : 52,7 Miles dépensés pour 100 Miles gagnés, tous membres confondus. Les membres dépensent environ la moitié de ce qu’ils gagnent. Un Mile vendu à une banque ou à un partenaire et jamais dépensé n’a jamais à devenir un siège. Les programmes de fidélité appellent cela le breakage.

_Données des membres SkyStatus, octobre 2026, sur 1 077 membres ayant un historique de cumul. Un compte qui gagne beaucoup et dépense peu tire le chiffre global vers le bas. Nos membres sont des optimisateurs autosélectionnés, pas un échantillon représentatif des membres Flying Blue._

_Rapport complet : [Flying Blue en chiffres](<https://skystatus.pro/guide/fr/flying-blue-en-chiffres>) · [Méthodologie](<https://skystatus.pro/guide/fr/methodologie-donnees-flying-blue>)_

## Ce que cela signifie pour vous en tant que membre

Le modèle économique de Flying Blue n’est pas seulement intéressant pour les investisseurs. Si vous comprenez comment le programme gagne de l’argent, vous pouvez anticiper les changements à venir et y réagir stratégiquement.

### La dévaluation des Miles est structurelle

Quand Flying Blue vend plus de Miles à des partenaires externes, le nombre total de Miles en circulation augmente. Si la capacité de sièges de billets primes ne croît pas au même rythme, les Miles perdent de la valeur par définition. Ce n’est pas un défaut, c’est une caractéristique du modèle économique.

En janvier 2025, Flying Blue a augmenté les prix minimaux des billets primes pour les vols intercontinentaux. L’Economy vers l’Amérique du Nord est passée de 20 000 à 25 000 Miles, la cabine Business de 50 000 à 60 000 Miles. C’est une [dévaluation de 20 %](<https://skystatus.pro/guide/fr/cout-par-mile-flying-blue>) en un seul mouvement. Attendez-vous à ce que cela se reproduise périodiquement, tant que le volume des ventes de Miles continue d’augmenter.

**Conseil pratique :** n’accumulez pas de Miles à long terme sans plan. Les Miles perdent de la valeur avec le temps. Vous avez un objectif de voyage précis ? Épargnez stratégiquement et échangez intelligemment. Pas de plan ? Envisagez de gagner moins de Miles et d’échanger plus souvent.

### La tarification dynamique ne va pas disparaître

Depuis juin 2018, Flying Blue utilise une tarification variable pour les billets primes. Beaucoup de membres espèrent un retour aux grilles de prix fixes. Cela n’arrivera pas. La tarification dynamique est essentielle au modèle économique car elle permet à Flying Blue de gérer les coûts d’échange : les vols populaires coûtent plus de Miles, les vols moins demandés en coûtent moins.

La bonne nouvelle : la tarification dynamique crée aussi des opportunités. Les prix planchers (tarifs minimaux) sont souvent disponibles sur des dates et des routes moins populaires. En étant flexible sur vos dates de voyage et en utilisant le calendrier des billets primes, vous pouvez régulièrement réserver au tarif minimum.

### Les Miles de carte de crédit sont de plus en plus importants

Si les deux tiers du chiffre d’affaires de Flying Blue proviennent de partenariats externes, il est logique que le programme continue de créer toujours plus de moyens de gagner des Miles en dehors de l’avion. Les cartes de crédit co-brandées en sont le meilleur exemple : en France, les cartes Amex Air France KLM rapportent de 1 à 3 Miles par euro dépensé au quotidien, avec des bonus de bienvenue pouvant atteindre 20 000 Miles.

Récemment, le [gain de XP via carte de crédit](<https://skystatus.pro/guide/fr/quest-ce-que-les-xp-flying-blue>) a été introduit aux États-Unis (160 XP pour environ 22 000 € de dépenses, un seuil fixé en dollars). En France, les cartes Amex Air France KLM Gold et Platinum rapportent elles aussi des XP, plafonnés à 40 et 80 XP par an. C’est révélateur : ce ne sont pas seulement les Miles, mais le **statut** qui est de plus en plus lié au comportement de dépenses plutôt qu’au seul comportement de vol.

### Statut basé sur les dépenses : ce n’est qu’une question de temps

Le modèle économique explique aussi pourquoi Flying Blue envisage un passage à une qualification de statut basée sur les revenus. Si le programme gagne principalement de l’argent en vendant des Miles, il est logique de réserver les meilleurs avantages aux membres qui contribuent le plus aux revenus. Ce ne sont pas nécessairement les membres qui volent le plus souvent, mais ceux qui dépensent le plus.

Signaux allant dans cette direction :

-   En 2025, Flying Blue a sondé les membres sur la possibilité d’une **composante de revenus dans la qualification de statut**.
-   Fin 2025, Flying Blue a testé des **XP différenciés par marque tarifaire**, où certains tarifs en Business ne rapporteraient aucun XP.
-   British Airways (Avios) est récemment passé au statut basé sur les revenus. Aeroplan (Air Canada) suit en 2026. Flying Blue observe attentivement.

Un passage complet au statut basé sur les revenus aurait un impact majeur sur les adeptes de [mileage runs](<https://skystatus.pro/guide/fr/quest-ce-quun-mileage-run>) et les voyageurs fréquents qui voyagent en cabines moins chères. Lisez-en plus dans notre guide sur les [XP et la qualification de statut](<https://skystatus.pro/guide/fr/quest-ce-que-les-xp-flying-blue>).

## L’avenir de Flying Blue

Sur la base du modèle économique et des développements récents, quatre tendances se dessinent :

### 1\. Plus de partenariats hors aviation

Flying Blue va continuer à étendre son réseau de partenaires. L’objectif : faire gagner des Miles aux membres quotidiennement, pas seulement quand ils volent. La collaboration avec Pointspay (e-commerce intégré) et l’expansion dans le commerce de détail et les abonnements s’inscrivent dans cette logique. Attendez-vous à davantage de partenariats avec des marques européennes et mondiales.

### 2\. Flying Blue Extra comme modèle de revenus

[Flying Blue Extra](<https://skystatus.pro/guide/fr/flying-blue-extra>) (lancé en octobre 2025) est [une offre d’abonnement payante](<https://skystatus.pro/tools/fb-extra>) (forfaits Essentiel et Étendu) qui donne aux membres des avantages supplémentaires, incluant des [primes Promo](<https://skystatus.pro/guide/fr/promo-rewards-flying-blue>) exclusives, un bagage supplémentaire et des passes Salon. Pour Flying Blue, c’est une nouvelle source de revenus prévisible. Attendez-vous à ce que l’offre s’étoffe.

### 3\. Statut lié aux dépenses

La combinaison des [XP de carte de crédit](<https://skystatus.pro/guide/fr/cartes-amex-air-france-klm>) et de l’éventuelle introduction d’une qualification basée sur les revenus indique un avenir où le [statut](<https://skystatus.pro/guide/fr/niveaux-statut-flying-blue>) ne sera plus déterminé uniquement par le comportement de vol. Cela profite aux utilisateurs de cartes de crédit et aux voyageurs d’affaires, mais désavantage les adeptes de mileage runs et les voyageurs à petit budget qui multiplient les segments en Economy.

### 4\. Poursuite de la dévaluation des Miles

Tant que les ventes de Miles aux partenaires externes continuent de croître (et elles croissent, à +10 % en 2025), le nombre de Miles en circulation augmente. Flying Blue compensera cette croissance par des prix de billets primes plus élevés, une disponibilité plus restreinte ou des augmentations périodiques des tarifs minimaux. Le message : échangez vos Miles rapidement et stratégiquement.

**Conclusion pour les membres avises :** le modèle économique de Flying Blue récompense les participants actifs. Gagnez des Miles via une carte de crédit co-brandée (vous bénéficiez du même système qui génère 595 millions d’euros), échangez-les rapidement, et gardez votre compte actif : chaque activité éligible prolonge la validité de l’ensemble de votre solde de 24 mois.

### Gardez le contrôle de vos Miles

Suivez votre solde de Miles, surveillez la valeur par Mile et échangez au bon moment. SkyStatus rend tout cela visible.

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![Carte Value created de SkyStatus : 53 834 € au total, dont 6 672 € de billets primes effectués, 32 932 € réservés et 14 230 € de solde](/guide/images/business-model-value-created-202610.webp?v=76913dd45ac62b3b)

Ce que mes Miles ont créé jusqu’ici : 6 672 € en billets primes effectués, 32 932 € en billets primes réservés et 14 230 € encore dans le solde, à ma propre valeur de 2,50 centimes par Mile. C’est cette dernière part qu’une dévaluation grignote.

## Questions fréquentes

Quel chiffre d’affaires génère Flying Blue ?

Au cours de l’exercice 2025, Flying Blue a généré un chiffre d’affaires total de **886 millions d’euros**, avec un résultat opérationnel de 218 millions d’euros et une marge de 24,6 %. Cela en fait l’une des divisions les plus rentables d’Air France-KLM.

Comment Flying Blue gagne-t-il de l’argent ?

La plus grande part (67 %, soit 595 millions d’euros) provient de partenaires externes qui achètent des Miles : sociétés de cartes de crédit, hôtels, loueurs de voitures, détaillants en ligne et compagnies aériennes partenaires. Les 33 % restants proviennent d’Air France et KLM eux-mêmes, en compensation des Miles gagnés en volant.

Pourquoi les Miles perdent-ils de la valeur ?

Parce que Flying Blue vend chaque année plus de Miles à ses partenaires, le nombre total de Miles en circulation augmente. Pour maintenir les coûts à un niveau raisonnable, les prix des billets primes sont ajustés via la tarification dynamique. En janvier 2025, les tarifs minimaux des vols intercontinentaux ont augmenté de 20 %. C’est une conséquence structurelle du modèle économique.

Qu’est-ce que l’accord Apollo avec Flying Blue ?

En novembre 2023, Apollo Global Management a investi 1,5 milliard d’euros via un financement en quasi-fonds propres (obligations perpétuelles avec un coupon de 6,4 %) dans une entité opérationnelle dédiée qui gère la marque Flying Blue, les contrats partenaires et les droits d’émission de Miles. Air France-KLM continue d’exploiter le programme. Rien ne change pour les membres.

Comment Flying Blue se compare-t-il aux programmes américains ?

Il est considérablement plus petit. Les cinq plus grandes compagnies américaines ont généré ensemble plus de 26 milliards d’euros (montants américains convertis au taux de change moyen de 2024) grâce à leurs programmes de fidélité en 2024. Delta Skymiles à elle seule représente environ 6,3 milliards d’euros. Flying Blue a généré 886 millions d’euros. La différence s’explique largement par le plafond d’interchange européen de 0,3 % contre 1 à 3 % aux États-Unis, ce qui signifie que les partenaires de cartes de crédit européens peuvent payer moins par Mile.

## Sources et vérification

Toutes les données financières de ce guide proviennent de publications officielles d’Air France-KLM et d’analyses indépendantes. Dernière vérification : 19 février 2026.

-   [Air France-KLM - Résultats financiers](<https://www.airfranceklm.com/en/finance/financial-results>) - résultats annuels FY2025 (publiés le 19 février 2026)
-   [Air France-KLM - Communiqué de presse accord Apollo](<https://www.airfranceklm.com/en/newsroom/air-france-klm-and-apollo-global-management-announce-upsizing-and-completion-quasi-equity>) - détails du financement en quasi-fonds propres (novembre 2023)
-   [Air France-KLM - Investor Day 2023](<https://www.airfranceklm.com/en/newsroom/air-france-klm-2023-investor-day>) - stratégie et objectifs financiers (décembre 2023)
-   [Air France-KLM - Flying Blue 20 ans](<https://www.airfranceklm.com/en/newsroom/flying-blue-air-france-klm-groups-loyalty-program-celebrates-20-years-travel-focused>) - communiqué anniversaire (juin 2025)
-   [IdeaWorksCompany - Fidélité aérienne et co-branding](<https://ideaworkscompany.com/wp-content/uploads/2024/04/Airline-Loyalty-and-Co-Branding.pdf>) - comparaison mondiale des programmes de fidélité (2024)
-   [Flying Blue](<https://www.flyingblue.com/?country=FR>) - programme officiel
-   [FlyerTalk - Discussion Investor Day](<https://www.flyertalk.com/forum/air-france-klm-other-partners-flying-blue/2144261-air-france-klm-investor-day.html>) - analyse communautaire de la présentation Investor Day

### Guides connexes

-   [**Combien valent les Miles Flying Blue ?**](<https://skystatus.pro/guide/fr/valeur-miles-flying-blue>)
-   [**Coût par Mile (CPM) expliqué**](<https://skystatus.pro/guide/fr/cout-par-mile-flying-blue>)
-   [**Faut-il acheter des Miles Flying Blue ?**](<https://skystatus.pro/guide/fr/acheter-miles-flying-blue>)
-   [Qu’est-ce que les XP Flying Blue ?](<https://skystatus.pro/guide/fr/quest-ce-que-les-xp-flying-blue>)
-   [Guide complet des compagnies partenaires](<https://skystatus.pro/guide/fr/compagnies-partenaires-flying-blue>)
-   [Niveaux de statut comparés](<https://skystatus.pro/guide/fr/niveaux-statut-flying-blue>)
-   [Flying Blue Extra vaut-il le coup ?](<https://skystatus.pro/guide/fr/flying-blue-extra>)
-   [Flying Blue Tracker : guide complet de l’application](<https://skystatus.pro/guide/fr/tracker-flying-blue>)
-   [Avantages du statut Platinum](<https://skystatus.pro/guide/fr/statut-platinum-flying-blue>)
-   [Report des XP expliqué](<https://skystatus.pro/guide/fr/report-xp-flying-blue>)
-   [Fusion EuroBonus et Flying Blue](<https://skystatus.pro/guide/fr/fusion-eurobonus-flying-blue>)

Ce guide est basé sur des informations financières publiquement disponibles d’Air France-KLM, des analyses indépendantes et 20 ans d’expérience personnelle avec Flying Blue. Les chiffres financiers proviennent des résultats officiels FY2025 publiés le 19 février 2026. Les déclarations prospectives sont l’opinion de l’auteur. SkyStatus n’est pas affilié à Air France-KLM ni à Flying Blue.

**Lecture complémentaire :** l’[accès aux salons Flying Blue](<https://skystatus.pro/guide/fr/acces-salons-flying-blue>) est l’un des avantages concrets du modèle. Voir quels statuts donnent quel accès.
